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Hmm.
Je vais briser la règle tacite de mes titres en double-langue. Ca me paraît suffisemment évident
et je n'hésiterai pas à rompre le cou de cette règle
à chaque fois qu'il m'en siéra. Je vois les gens autour
de moi qui se préparent, comme moi, au changement de pays.
Nous quittons la France. Ce petit monde autour de moi va me manquer.
Je ne sais pas pourquoi je pense à la séparation, et
étrangement, ça ne me rend pas triste, ça ne
m'angoisse pas, je sens juste une sensation diffuse, un peu comme le
bruit d'une feuille de papier que l'on déchire lentement sur
toute la longueur. Je quitte Lyon, la savane de la France. Bientôt.
Mais pourquoi est ce que j'anticipe autant? Je sais que ça va
être une année merveilleuse, je vais explorer la forêt
de l'inconnu, pleine de nouveaux animaux, soumise à de
nouvelles règles auxquelles je vais devoir me plier. Je crois
que c'est simplement la petite peur, la peur de l'inconnu.
Je
crois aussi que ce titre n'est pas du au hasard (malgré sa
symbolique floue et complètement hors-sujet, il m'est très
concret, sans doute l'exotisme qu'il évoque...). J'ai revu
Midnight
in the Garden of Good and Evil
(Minuit
dans le jardin du bien et du mal)
il y a peu. Si je devais le résumer, je dirais que ce film est
semblable l'étreinte d'une rose, on ressent la volupté
des pétales et de la fragrance mais aussi la raideur de la
tige et la douleur des épines. Et je sais que l'Angleterre,
sous ses dehors avenants et amicaux, est le paradis de l'hypocrisie.
Comme la ville de Savannah dans ledit film. Et l'hypocrisie est une
chose qui m'effraie un peu pour la simple et bonne raison que je ne
maîtrise pas le sujet. Donc, je ne me sens pas vraiment prêt
à affronter la forêt, j'aimerais qu'elle soit un terrain
connu, même si c'est cette savane-là, dont j'ai pu
entrevoir la teneur par la fiction.
M'en
fiche. J'ai mon vaudou pour ça. Mon vaudou de bric et de broc,
pour exorciser toutes mes peurs cet écrit, par exemple.
A
propos de sacré, de permis et de défendu, j'ai revu
l'elder Matthew dans les transports en commun. Il n'était pas
accompagné de George mais d'un autre elder. Matthew tenait sa
Bible en mainet j'ai trouvé, sur le moment, que cela faisait
très intégriste, d'avoir une Bible sur soi, et, à
plus forte raison, au vu et au su de tous. A bien y regarder, il ne
m'a pas reconnu, mais a senti mon regard se poser sur lui. Il avait
l'air ridicule, il semblait en pleine contemplation mystique mais ça
avait l'air de lui coûter un effort considérable, comme
une personne constipée faisant sa commission. Je ne suis pas
allé fanfaronner devant lui, sachant très bien qu'il
m'aurait sauté dessus, et que j'en aurais eu pour mon
compte...
Feather and quill - plume et plume .. |
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| Weep-end..
15:36 - 2/10/2007 -
Commentaire sans titre
A cause de mon manque d'inspiration sûrement. Mais y'avait tout le côté "j'exorcise mes peurs" dedans. Donc, hex, malédiction. Et puis Mex pour compléter (racines d'amérique latine quand vous nous tenez), aussi parce que c'est pas l'intégralité de ce que je fais, parce que c'est peu chronologique, donc le côté salade Tex-mex, quoi... Et puis parce que ça sonnait bien aussi ! ;)
Merci guitoune.
Hex-mex - 12:17 - 9/10/2007
toi
/smile :')
ce blog te ressemble beaucoup...ou en tout cas ce qui y est écrit
juste un détail qui me "taraude" xD pourquoi hexmex?
guitoune - 15:46 - 6/10/2007
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