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Feather and quill - plume et plume (à écrire)

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J’ai parlé de mon départ au travail. A mes responsables, bien sûr, puis aux autres. Le DRH n’a pas apprécié que je les laisse tomber au moment critique de l’année. Une collègue m’a demandé quel âge j’avais. Bah, 21. J’étais un peu décontenancé de la question. Jusqu’à ce qu’elle dise, avec des étoiles dans les yeux : « C’est beau que tu commences à réaliser tes rêves à cet âge-là ! Tu dois être trop content ! » Et là, c’était un joli knock-out en règle, j’ai perdu le round, le match, le protège-dents et ma contenance. J’étais désarçonné. J’allais maugréer un « Mouais, mes rêves, tu parles… » qui m’est resté au bord des lèvres. J’ai juste souri et répondu oui. Je dois vraiment cesser de m’apitoyer sur mon sort. Ce que je vais vivre, c’est formidable, et peu de personnes l’ont fait. Ce n’est ni un voyage, ni un séjour, ni une année sabbatique, c’est un morceau de vie là-bas. Enorme. Quelle ingratitude je peux montrer, parfois ! Je suis carapaçonné dans ma vision traumatique de la vie, de la séparation, etc.

Oh purée. Dans la famille : je vous tue en un regard, je demande Nadira. Sa manière un peu mélancolique de parler de mes rêves était splendide ; on sentait qu’elle en avait un peu envie, de voler, aussi. Qu’elle, ses rêves, elle travaillait dur pour les atteindre. Mais que ceux qu’elle avait concrétisés ne l’avaient jamais déçue. Ou du moins qu’elle ne regrettait pas d’avoir fait tant d’efforts pour eux. Je compte prendre exemple sur elle dans la prochaine moitié de siècle à venir en ce qui concerne mes rêves, tant elle m’a semblé sereine et entière quant à eux. (Par contre, je ne me laisserai pas aller à considérer mon âge pour rentrer dans un compte de la réalisation de mes rêves, et je ne m’autoriserai aucun gâtisme : pas de satisfaction blasée pour moi, je resterai à m’émerveiller de tout et n’importe quoi, et je rêverai tous jours et pour toujours.)

Le saut à l’élastique n’est pas une bonne image pour décrire ça, en fait, c’est un saut de l’ange, un plongeon précédé par des instants de vol et d’apesanteur. Et là, je sens que je devrais me laisser pousser des ailes pour mieux négocier ma trajectoire d’entrée dans l’eau anglaise, et ne pas les garder en moi par peur de les abimer.

A mesure que j’écris, je sens que je vais m'arrêter de regarder l'eau, et laisser mon visage apprécier le vent que confère la hauteur avant de plonger.

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15:26 - 1/10/2007 - Poster un commentaire


Commentaire sans titre

cher ami!!!
la force qui nous pousse parfois à surmonter ses peurs de l'inconnu permet souvent de se réaliser en tant qu'individu et de découvrir autre chose: une nouvelle culture, une nouvelle langue de nouveau paysage et visage...
Soit fort et sache que le jeu en vaut la chandelle!!!
Regarde ma mission commando à Montpellier....
Bisous
Liloche

liloche - 09:31 - 4/10/2007


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Un voyage d'un an en Angleterre.

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